du Blog : Bombardement du 12 novembre 1942

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  • Ce sujet contient 22 réponses, 9 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Mireille Bartoli-Thiébaud, le il y a 1 semaine et 2 jours.
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    Messages
    • #37125 Répondre
      LouisDiRosa
      Admin bbPress

       

      Nous ne pouvons que reprendre le sujet traité par Suzette dans son site :

       

      http://suzanne.granger.free.fr/Histbomb.html

       

    • #37135 Répondre
      JeanClaudeBloch
      Participant

      Et dire que Mes sœurs Hélène et Ghislaine se trouvaient sous la table de la cuisine. Ma mère avait une blessure au crâne en cherchant Renée cachée sous le lit de sa chambre… Charlie était au catéchisme et mon père sur ses chantiers… Le petit dernier,lui, avait 3 ans et ses deux sœurs, sous la table essayaient de le protéger comme des poules avec un poussin.
      C’est maman,la première qui avait aperçu du balcon, les croix gammées sous les ailes des avions … Elle observait à la jumelle le ballet aérien. Nous lui devons la vie … Les murs ont par la suite été descendus à l’aide de cordes, tirés, de la rue Duclos, par des militaires.
      Ghislaine, quant à elle, s’est trouvée la figure tailladée par les éclats de verres de la déflagration, voilà ce que c’est que d’être trop curieuse.
      Notre chienne de chasse Diane était coupée en morceaux, sur le balcon donnant sur la cour.

    • #37146 Répondre
      HenriettePiotDurand
      Participant

      Jean-Claude .. quelle tristesse dans tous ces souvenirs ….. mais comme ils nous relient aussi …!!

    • #37172 Répondre
      Paulisel

      Malgré tout, J-C ne semble pas avoir été trop traumatisé par l’événement…

    • #37174 Répondre
      AnnieSarbil
      Participant

      Comme tu as raison ma Commère. ..

    • #37176 Répondre
      Mireille Bartoli-Thiébaud
      Participant

      Certes des souvenirs communs, nous vivions au soleil , en bord de mer ,sous les palmiers mais n’avons guère été épargnés tout de m^m par les coups durs , bombardements , Mai 1945, la Toussaint rouge et…….le grand départ en 1962

    • #37188 Répondre
      GeorgesFontanabona
      Participant

      et il n’y avait pas de cellule psychologique……..!

    • #37211 Répondre
      JeanClaudeBloch
      Participant

      APRÈS LE BOMBARDEMENT… M. BOVEAU, Ingénieur de P&C, de la circonscription, nous a accueilli dans les appartements de L’Ingénieur en chef. Mais, Maman n’a pas fermé l’œil… Elle aurait même rêvé que son nouvel hébergement allait être aussi bombardé.
      Le lendemain, elle a forcé mon père à demander refuge dans la maison cantonnière de Strasbourg. Tenez-vous bien. Quelques temps après, alors que nous étions au « Bni Khettab », les bureaux des Ponts et chaussées ont été aussi rasés… Il me semble bien que l’ingénieur ait perdu la vie au cours du raid… Je m’en souviens vaguement. On en parlait tant…Beaucoup d’entre vous sauront le raconter mieux que moi. Je n’avais que 3 ans.

    • #37222 Répondre
      Mireille Bartoli-Thiébaud
      Participant

      Mr Boveau dont tu parles J.C  n’a pas perdu la vie ce jour là suite aux bombardements de l’époque mais quelques années plus tard lors des évènements de 1945 assassiné avec son épouse entre Sétif et Djidjelli . Il  me semble mais ss réserve , que son épouse avait des attaches avec la famille Oculi………….du café

    • #37225 Répondre
      GeorgesFaucheux
      Participant

      Qui a déjeuné normalement ? qui a dormi  cette nuit du jeudi au vendredi ? je crois que toute la ville est restée éveillée, soit par crainte d’un bombardement soit par le va et vient des véhicules de toutes sortes, réquisitionnés, qui emmenaient les djdjis hors de la ville, vers Duquesne, Strasbourg, Taher, Texenna  et jusqu’à EL Milia. N’étant pas à Djidjelli de Novembre à Août 1943, je n’ai pas connaissance de la mort de Mr Boveau.

    • #37240 Répondre
      HenriettePiotDurand
      Participant

      … Nous, nous avons été évacués à la maison forestière d’El Draden, du côté de Cavallo …

    • #37248 Répondre
      Mireille Bartoli-Thiébaud
      Participant

      Et nous ,à celle de Texenna…………………………..Ponts et chaussées ou Eaux er forêts,  ts 2 avaient su rapidement mettre à l’abri les familles respectives de leurs employés ,un détail pas négligeable

    • #37254 Répondre
      Paulisel

      Louis, toujours pas moyen d’accéder aux archives? Il doit y avoir le texte de Jacques Piot qui raconte ce déménagement vers El Draden, après l’épisode de la coupe de cheveux chez M.Surle…

    • #37270 Répondre
      HenriettePiotDurand
      Participant

      … J’aimerais bien revivre cet épisode ‘épique’ sous la plume de mon frère …!!!!!!!

    • #37268 Répondre
      MarcelCatalon
      Participant

      Moi!!j etais,encore,a la mine,de sidi marouf,et ne me souviens de rien…vu,que,j etais,dans le berceau!!!!mais??,qques années plus tard,j en entendais,parler,souvent,par les miens,qui disaient avoir eu une sacré trouille!!!!!

    • #37287 Répondre
      GeorgesFaucheux
      Participant

      Nous nous avons été évacués à la mine de Sidi Marouf car mes parents connaissaient le directeur et le frère de ma mère était chef comptable. Quel froid cet hiver 1942/1943 !
      Marcel tu exagères , tu n’étais plus dans le berceau, en 1943 tu devais avoir 3ou 4 ans.

    • #37351 Répondre
      MarcelCatalon
      Participant

      Hiver,42!!j’avais,2 ans!!!et,s il faisait froid,je devais etre dans,le bercau,ou,pres ,du,poêle ???????

    • #37383 Répondre
      GeorgesFaucheux
      Participant

      Dans la classe le poêle ronflait pour essayer d’avoir un peu de chaleur et toi Marcel tu  étais bien au chaud à la maison.

    • #37388 Répondre
      Mireille Bartoli-Thiébaud
      Participant

      Si  on dévide la pelote des souvenirs de cette période 42 /43……………….certains de nos lecteurs qui n’en ont aucun et pour cause ……. ils étaient encore ds l’oeuf , vont jouer la lassitude. Donc renvoyons les, aux excellents livres de notre Suzette(à condition bien sûr qu’ils les aient) pour la poignée d’autres qui eux , paraissent encore intéressés ,un autre fait ce jour du 12 novembre 1942:  Comme dit plus haut la ville s’est vidée, et nous , avec nos voisins immédiats  avons trouvé refuge au dépot de liège (vs savez  avant  le pont d’El- Kantara) et vers 17 ou 18h avec quelques couvertures,en groupe , ns acheminant vers ce lieu, nous avons assisté à un combat aériens au dessus de la crique du Fort Duquesne combat qui s’est soldé par la chute d’un avion touché à mort et perdu ds les vagues…………. devant nos yeux d’enfants encore et toujours sous le choc . C’est ça la guerre et quelqu’un des nôtres l’a bien dit plus haut………… sans soutien psy

    • #37404 Répondre
      GeorgesFaucheux
      Participant

      Le dépôt de liège était le lieu favori de nos maitresse (Mme galzin) et maitre qui l’a remplacée, pour la leçon de chose le mercredi après midi. Nous y étions, malgré le temps maussade le 11/11/1942.

    • #37396 Répondre
      HenriettePiotDurand
      Participant

      … j’ai vu cette scène moi aussi, Mireille ….  et elle est toujours dans ma tête .. et dans mon coeur ..même si je ne sais pas qui est tombé ..ami ou ennemi ….

    • #37415 Répondre
      Mireille Bartoli-Thiébaud
      Participant

      C’est imprimé à vie ds nos têtes Henriette malgré les décennies et l’évoquant ce matin je me posais la m^m question que toi : Ami ou ennemi . Plus tard , l’habitude aidant ,ns avions appris à reconnaitre les avions allemands au vrombissement des moteurs

    • #37417 Répondre
      Mireille Bartoli-Thiébaud
      Participant

      Mais il est évident aussi que si ns avions eu à l’époque le soutien « Psy »……………………..ns n’aurions plus de souvenirs ou alors de très confus et c’eût été dommage , enfin seulement mon avis

    • #37767 Répondre
      PierreCameleyre
      Admin bbPress

      Voilà ce qu’a écrit  le frère de notre amie Henriette au sujet du bombardement.

      «  » » » 

      Sans aborder ce sujet, je dois parler du grand évènement qui devait consacrer mon  « intégration-adoption ». Il s’agit du débarquement des alliés en Afrique du Nord.

      Après le plaisir du suivi à la radio de leur progression vers l’Est, l’avant-garde arriva à Djidjelli avec un véritable carrousel d’avions. Des Spitfires, des Hurricanes tentaient de se poser dur le petit aéroport de Pointe Noire mais ne savaient par quel bout le prendre.

      Évidemment tous les gamins s’étaient précipités au spectacle pour voir un appareil (trop long) traverser la route de Bougie, un autre, sur un autre axe, terminer sa course dans les dunes de l’Ouest, un troisième qui s’était bien posé et roulait vers le hangar mit ses roues dans un trou et se retourna sur le dos faisant, au ralenti, un beau « cheval de bois ». Bref, un vrai régal.

       

      Les meilleurs choses ayant une fin, j’ai rejoint la ville pour un rendez-vous chez Henri Surle mon cher coiffeur. En passant devant le bureau des Eaux et Forêts de la rue Vivonne, je me signale à mon père et lui dis où je me rends.

      Ma coupe de cheveux est déjà à moitié lorsqu’une activité aérienne plus marquée attire Henri à la porte, où, regardant en l’air, il voit la « mort » lui tomber dessus. A peine le temps pour lui de hurler « la bombe » qu’elle était déjà dans le magasin Bertéa voisin écroulant tout le bâtiment sur les clients et occupants. Le premier mur (ou cloison) encore debout était celui devant lequel j’étais assis. Un petit arabe était avec nous dans le salon, mais, bien vite, nous nous sommes sauvés chacun de notre coté dans un énorme nuage de poussière.

      Pour moi, ce fut à gauche la rue de Picardie puis, la rue de Lyonne jusqu’au bout, l’avenue Gadaigne et encore à gauche à la banque situées à l’angle de la rue Duclos. On m’a fait entrer là en attendant que le « cirque » aérien se termine. Un peu secoué, je regardais avec envie le petit local coffre fort juste devant moi où je serais tellement bien à l’abri.

      En sortant, je terminai mon tour de quartier et, arrivé rue de Picardie, j’ai traversé les gravats de la maison écroulée où s’affairaient déjà des personnes à la recherche de survivants.

      La bombe qui arrivait en oblique aurait très bien pu exploser en l’air car elle avait arraché au passage un morceau du mur de pignon de l’immeuble Bertéa en face.

       Cette échancrure en haut du mur a été re-cimentée mais, se voyait encore parfaitement en 1982 lorsque je suis retourné « Là bas ».

      Et je suis rentré à la maison où mon père m’a retrouvé après une longue recherche angoissée.

      Il y avait un chapelet de 4 ou 5 bombes et William Magnien pourrait, lui, vous parler de celle qui est venue se planter au pied d’un platane de la rue Vivonne vers chez le docteur Chabriat…. Sans exploser.

      Pour moi, la journée se termina sans angoisse apparente, mais à la tombée de la nuit, une sorte de panique m’envahit, réactivée par les hurlements de la sirène toute proche à chaque nouvelle alerte.

      Heureusement, nous fûmes rapidement évacués et réfugiés à la maison forestière d’El Draden, poste double à une vingtaine de kilomètres de Djidjelli. Le statut de réfugiés n’était pas pour nous effrayer après l’exode bien plus aventureux vécu au printemps de  1940.

      Les gardes qui étaient en poste à El Draden s’appelaient Escoffier et Naucelle. Et oui, il s’agit bien du père de mes deux grands complices de la rue Bétancourt que j’ai retrouvés là-haut et avec qui, toujours en toute liberté, nous avons continué nos « quatre cents coups ».

      Ce n’est qu’un mois après la bombe que l’on a achevé ma coupe de cheveux, mais Henri n’a jamais récupéré sa serviette de coiffeur.

      Lorsque nous sommes redescendus chez nous, 2 ou 3 mois plus tard, avec un tel encadrement initiatique, j’étais tout à fait assimilé, adopté (communautarisé peut-être ?) avec quelques notions d’arabe parlé acquises au contact des habitants des mechtas d’El Draden.

      Il a fallu reprendre l’école dans des baraquements installés sur une petite place près de la Mairie, mais pour peu de temps car de nouveaux bombardements en préludes aux débarquements sur le Sud de l’Europe nous renvoyèrent à nouveau en exil.

       

      Mais cela est une autre histoire…….

       

    • #37772 Répondre
      GeorgesFaucheux
      Participant

      Merci pour ce texte d’un moment qui reste gravé dans nos têtes.

    • #37804 Répondre
      Mireille Bartoli-Thiébaud
      Participant

      Merci à Jacques pour cette suite de souvenirs émouvants , sur ces journées particulières qui ont bouleversées notre enfance et qui se sont imprimées à vie ds ns mémoires

      De mon exil en maison forestière à Texenna je ne garde  ,malgré les circonstances que d’excellents souvenirs car pour nous les gosses qui ns étions retrouvés là( venant parfois d’une école différente et ns connaissant peu) ce fut une période inoubliable de vacances prolongées durant laquelle s’est crée de vraies amitiés qui pour moi……. durent encore.

      Les parents préoccupés avaient un peu lâché prise,pour nous plus d’école au moins provisoirement, après les corvées d’usage journalières ns ns retrouvions à inventer des jeux,à connaitre un peu mieux la campagne ,faune et flore enfin pour moi une période merveilleuse et pour d’autres aussi , et  , et et mon paternel ayant cédé à mes prières avait fait  suivre  » mon  siamois « -le premier d’une très longue suite- Alors que demander de plus?

      Merci à Jacques aujourd’hui et à Williams précédemment d’avoir contribué à cet échange de souvenirs……………………….Nous étions jeunes ,insouciants, avions la vie pleine de promesses devant nous et…………….ça commençait pas mal  tout de m^m

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