La Grande Guerre au quotidien : (Mardi) 2 Avril 1918

Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par  LouisDiRosa, il y a 3 semaines et 3 jours.

  • Auteur
    Messages
  • #2381 Répondre

    LouisDiRosa
    Admin bbPress

    La Grande Guerre au quotidien :

    (Mardi) 2 Avril 1918

    L’affaire Sixte éclate le 2 avril 1918 dans l’ambiance d’un incident diplomatique, à la suite du discours prononcé par Czernin, ministre autrichien des Affaires étrangères. A l’époque, de nombreux traités de paix sont en cours d’acceptation, il déclare alors que la France entrave le processus de paix en revendiquant la restitution de l’Alsace-Lorraine. Georges Clemenceau, Premier ministre français, réfute, et publie une lettre dans laquelle l’empereur d’Autriche-Hongrie, Charles 1er, se dit pour cette restitution. Cerznin sera donc renvoyé.
    Le médecin militaire Maurice Bedel mentionne le mardi 2 avril 1918, que la situation lui paraît toujours préoccupante et il argumente : » Les grosses pièces continuent de bombarder Paris. Par l’étude des éclats d’obus et par le témoignage des prisonniers, on a sur elles les données suivantes. Il y a trois grosses pièces destinées au bombardement de Paris; elles se trouvent auprès de Crépy-en-Laonnois, à l’ouest de Laon. Calibre 210 mm. Longueur du tube 25 à 30 mètres. Chargement de la pièce, 90 kilos de poudre. Les pièces sont sous raphia vert, tirent chacune à son tour, toutes les quarante minutes. L’obus de 210 mm aurait deux mètres de haut. Acier au tungstène. Poids 150 kilos. Quatre ceintures : deux en acier rayurées, deux en cuivre. Corps cylindrique de 5 à 7 centimètres d’épaisseur. Fusée au culot. A l’avant, longue fausse ogive effilée. Poids de l’explosif : 10 à 15 kilos seulement.
    Le mardi 2 avril 1918, en Picardie, au nord de la Somme, une contre-attaque locale britannique permet de reprendre Ayette ce qui redonne le moral aux Anglais. Dans un discours prononcé à Baltimore pour le premier anniversaire de l’entrée en guerre des États-Unis officiellement le 6 avril 1917, le président Woodrow Wilson affirme que le véritable maître de l’Allemagne n’est pas le gouvernement impérial de Guillaume II mais le haut commandement militaire qui a la main mise sur tous les fronts. L’administration démocrate de la Maison Blanche est très claire dans son analyse et toujours aussi déterminée à provoquer la chute des puissances centrales qui ont déstabilisé l’Europe. Les militaires allemands représentent un danger parce qu’ils sont jusqu’au-boutistes et prêts à un conflit interminable.
    Poisson d’Avril : Ce jour-là, le Petit Journal fête le premier avril avec un dessin montrant un couple d’Allemands qui, lisant sur une colonne Morris « Komment nous avons pris Paris », s’exclame « Ach, c’est un poisson d’avril ! ».

Répondre à : La Grande Guerre au quotidien : (Mardi) 2 Avril 1918
Vos informations:




9 + 1 =