La Grande Guerre au quotidien : (Mercredi) 3 Avril 1918

Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par  LouisDiRosa, il y a 2 semaines et 4 jours.

  • Auteur
    Messages
  • #2446 Répondre

    LouisDiRosa
    Admin bbPress

    La Grande Guerre au quotidien :

    (Mercredi) 3 Avril 1918

    Un fantassin mentionne dans son carnet de guerre à la date du 3 avril 1918 : « Hier, douches puis vaccination antivariolique. Beaucoup en profitent pour se saouler et nous empêchent de dormir. Tir de barrage vers deux heures. Châlons-sur-Marne est bombardé. Les permissions sont supprimées. On doit envoyer au CID les hommes âgés ou fatigués que doit remplacer la classe 18. Les cours dont un sur les gaz sont suspendus. Nous nous attendons à partir pour la Somme. Les combats y font rage depuis douze jours ».
    Le 3 avril 1918 lors de la conférence Beauvais, le général Foch marque son autorité. Le ministre Louis Loucheur exprime sa satisfaction de sentir l’autorité du généralissime devant les autres officiers généraux alliés et les figures politiques françaises et britanniques. Il assure qu’il va arrêter l’ennemi là où il se trouve maintenant et qu’il répondra avec les troupes prélevées sur les autres fronts, à l’offensive ennemie en contre-attaquant.
    Il résulte que son exposé que sa mission coordonnatrice est reconduite mais cette fois, il y a une clause supplémentaire qui dispose que les gouvernements britannique, français et américain lui confèrent. Néanmoins, les différents commandants en chef conservent la totale maîtrise tactique de leurs armées et on leur accorde le droit d’en appeler à leurs gouvernements respectifs s’ils considèrent qu’un ordre donné par Foch met leurs forces en danger.
    Lorsqu’il résume la réunion à sa femme, Foch précise que ni le maréchal Haig, ni le général Pétain n’ont porté la moindre objection sur les pouvoirs qui lui ont été confiés. Il pense donc travailler avec eux en bonne intelligence. Foch veut rapprocher son QG. La mairie de Beauvais lui semble inadapté aussi s’installe-t-il dans le château du petit village de Sarcus, qui est à trente-six kilomètres au nord-ouest de Beauvais. Il y bénéficie d’un accès aux routes principales du secteur. Foch prend autour de lui, un petit groupe d’officiers avec lesquels il a déjà travaillé à Versailles. Il fait ce qu’il faut pour que des officiers de liaison soient désignés.

Répondre à : La Grande Guerre au quotidien : (Mercredi) 3 Avril 1918
Vos informations:




36 − = 28